Site Passion Toc

Communiqués

GE, AGSP, extrait du journal de pêche no 56...

GE, AGSP, extrait du journal de pêche no 56...EDITORIAL

Depuis sa création, L’AGSP a toujours soutenu une politique la plus naturelle possible de gestion de la pêche. En effet, vers la fin des années 80, les déversements de truites «de mesure», entretenaient une illusion quant à la valeur piscicole réelle des cours d’eau genevois. A cette époque, il n’était pas rare que le plan de repeuplement annuel atteigne pas loin de 3,5 tonnes de poissons de pisciculture déversés dans les cours d’eau genevois. Les pêcheurs étaient contents, mais comme on dit trivialement, «on cachait la merde au chat»; et l’AGSP s’opposait fermement à ce type de gestion.

Aujourd’hui les mentalités et les idées ont évolué, la situation aussi: le pragmatisme l’emporte et un nouveau concept cantonal de la pêche est en train de voir le jour. Soutenu par les représentants des pêcheurs à la CP et la DGNP, il propose deux axes principaux d’intervention et énonce les moyens pour les atteindre.

D’un coté, un axe «social» qui répond à la demande d’un certain nombre de pêcheurs et s’adapte à la situation du Rhône et de l’Arve (peu ou pas de reproduction, débits fluctuants à cause des grands barrages hydroélectriques, milieu banalisé et impropre à la reproduction, etc.). Dans cette situation, la remise à l’eau de poissons de mesure répond à l’objectif d’une pêche sociale qui maintient une pratique de loisirs de proximité, et offre des conditions de capture améliorées.

De l’autre, une gestion «patrimoniale» pour la Versoix et l’Allondon, qui privilégie une pêche sportive, basée sur le développement naturel du cheptel, avec aussi peu de repeuplements que possible (mais autant que nécessaire) et uniquement au moyen de poissons juvéniles le plus souvent issus de géniteurs du bassin versant.

Cette gestion «patrimoniale» est complétée par une réglementation protectrice n’autorisant qu’un nombre limité de prises et fixant une taille légale de capture permettant aux géniteurs d'assurer leur descendance et une exploitation raisonnable par la pêche. Ces deux axes se justifient également par la politique de renaturation des cours d’eau menée par l’Etat depuis plus de 10 ans. En effet, rendre plus naturels des cours d’eau, favoriser les habitants et la migration des poissons est un effort qui mérite en contrepartie un certaine «retenue» de la part des pêcheurs afin de prélever l’intérêt, sans entamer le capital. C’est ce qu’ils font, pour la plupart, depuis plusieurs années.



Maxime Prevedello - vice-président AGSP




Globalité de l'info pêche 56